Ritournelle...



"Ce n'est pas une ligne homogène, c'est une ligne brisée qui ne supprime pas les disjonctions en identifiant les fragments du monde. Sous son rythme, l'espace se fragmente en éclats irréductibles, tous affirmés par leurs nouvelles distances dont chacune se modifie avec le déplacement de celui qui s'y engage." J.C.M.

15 commentaires:

metalogos a dit…

Il y a dans ce texte une forme de poésie du réel que j’aime beaucoup, une traduction poétique des concepts de la physique des particules....

e-cedric a dit…

Et si ce n'était pas une ligne ...
La tentation est grande, au moment de rationnaliser puis mettre en équation, de trouver la droite minisant l'écart-type, et ainsi de minimiser par la statistique les distances les plus grandes.
Au risque de passer à côté du signifiant.

metalogos a dit…

E-Cedric > N’est ce pas là un mode de fonctionnement typiquement humain que de tracer des lignes médianes, de pondérer pour ne pas être obliger de remettre à plat ses repères par un signifiant juger inacceptable. Ne faut-il pas rendre le monde « acceptable » pour qu’il soit vivable ?

La révolte a dit…

meta, e-cedric,
J'essaie de donner un cadre qui n'en soit pas un, de libérer des paroles qui ne soient pas convenues, je prépare le terrain...

Je trouve aussi que ce texte parle comme il faudrait...

On ne peut échapper, au risque du chaos, à une certaine linéarité pour tracer, au moins l'arabesque, pour dessiner quelque chose, d'humain...

Fishturn a dit…

"Même si la majorité d'entre nous n'en a pas encore pris conscience, la plupart des notions qui ont permis à notre identité, et à notre rapport à l'autre de se construire est en train de se remodeler et changer de nature. "
Avenement de nouveaux paradigmes qui reconfigurent notre réalité.

Ceci est la révolte des formes.

la révolte a dit…

Fish,
Effleurer des doigts les mouvements de l'air du temps...

Cette approche, plus "délicate", à plusieurs mains, dessert nos freins...

e-cedric a dit…

La page de commentaires tangue ou c'est moi (ouééé).
Les limites de la "métaphore de la ligne" sont-elles atteintes ?
Dans les changements de paradigme, ne change-t-on pas de métaphores (et si oui, avant ou après avoir conscience du changement) ?
Je ne vois pas le chaos comme une fin en soi, mais comme une étape, volontaire ou pas.
Si les formes se révoltent, qu'elles se révoltent vraiment !

La révolte des formes a dit…

e-cedric,
L'absence de cap, de commandant, désoriente, nous allons peut-être directement au naufrage... je cherche un passage, une ouverture, une déchirure dans la toile. Je fais le pari de changer de géométrie, de choisir le grêlé, le disloqué, le tordu, l'enchevêtré, l'entrelacé... Je varie au gré des "zigs" et des "zags"... ça tangue fort, il faudra peut-être rapidement revenir au port... Je ne sais pas où je vais, c'est le vrai plaisir...peu importe, il n'y a que des nulle part, et pas d'ailleurs pour s'échapper...

J'entends "révolte" comme "désobéissance", "insoumission", "insubordination", refus de se laisser assujettir à un ordre établi...

Merci d'accepter de monter quand même à bord...;-))

e-cedric a dit…

J'en suis.
Je testais les effets de la gîte.
J'ai confiance. Pas de naufrage en vue. Tant que nous sommes plusieurs.

Albert Einstein a dit…

Nous voilà bien...

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi.

lr a dit…

cedric, albert ;-),
On est dans la période de déménagement. Peut-on inventer un autre monde , s'y installer, et emménager ?

Fishturn a dit…

Faire sa maison dans des feuillages touffus, et voir si le désordre naturel est bien fait. S'il protège de la pluie

lr a dit…

Fishturn,
Maison qui se tient dans l'ouvert, où l'accueil est sans limites ...

Fishturn a dit…

Une délicate intention des formes.

Nathan Stillson a dit…

Bon ben...Ca fonctionne, il n'y a pas de pourquoi. Y que qui que soit être.