Mots dits...

British Museum, Londres, avril 2007

"S’évader, s’arrêter, se transformer, continuer, les solutions pour le petit bloggueur sont variées. Il y a ceux, apparemment indifférents, qui imperturbablement tracent leur chemin, ceux qui s'amusent, ceux qui s'ennuient, ceux qui veulent qu'on les écoute, qu'on les comprenne, chacun y va de ses petits mots, au quotidien, accrochés à la fenêtre, en attente... ces paroles anodines sont au coeur de nos existences, qu’elles se donnent l'air important ou qu’elles soient insignifiantes, elles racontent toujours notre essentiel. Elles délivrent nos mots, les déposent et espèrent, qu'ils seront attrapés, transfigurés, que le monde changera et nous avec. Tout ça est bien sûr voué à l'échec, inéluctable.

Chaque blog est un petit morceau d'univers qui brille dans la nuit, projeté dans un monde insensé, une étincelle. Perdus dans l'immensité, notre petite sphère tourne, soumise à deux forces qui l'orientent, l'amour et le désespoir... Chacun occupe une planète qui gravite dans son sytème solaire virtuel. Nous sommes hors sujet, égarés, nous trémoussant comme des marionnettes folles dont le mécanisme nous échappe. Aveugles et muets, nous nous regardons sans nous comprendre, établissant des rapports imaginaires avec des ectoplasmes qui, parfois, nous hantent. Suspendus au-dessus de notre vide, nous vivons sans corps, dépendant d’une illusion qui résiste parce que n’ayant d’autres limites que celles que nous supportons, assis, enivrés derrière notre écran, seuls maîtres au monde...

Je ne sais pas pourquoi vous écrivez, on écrit, voilà. Moi, je m’amuse, j’ai horreur de faire des trucs qui servent à quelque chose, qui répondent à un besoin ou à une nécessité supposée. Aujourd’hui, j’aime vous lire, je vous connais très bien, pas dans votre joli costume d’apparence, mais dans votre vieux pyjama d’intérieur. Une pensée chaleureuse et bienveillante m’accompagne quand je suis ici avec vous, sans engagement, sans contrainte. Vous pouvez vous arrêter, passer à autre chose, peu importe, je vous garde une place, quelque part, vous m’appartenez, je vous invente chaque jour..."

à Fishturn, Katy, Elle, Marie Gabrielle, Metalogos, Varna, Well, Cedric, Rayane, Magwann, Alméria, Tyrane, Marc, Bridget, Bigfish, Trub, Mme Oreille, Kinishao, Altareha ...

35 commentaires:

Pas anonyme a dit…

Je procéde à quelques modifications du plan qui n'existe pas.
Tu risque de m'entrapercevoir bientôt dans ton retroviseur.
Ton blog et tes mots sont importants pour moi. Le mien ne l'était plus.
Je ne suis pas le blogueur le plus egocentrique de notre petite sphère, mais je suis sans aucun doute le plus egoïste.
Je me méfie de l'affect comme de la peste dans chacune de mes démarches. Non pas que je le considère comme une faiblesse, mais y étant naturellement sensible, celui ci a bien souvent trop d'impact dans ma gestion du temps et ce que j'estime être "mon travail", mon "chemin" personnel à mener.
J'ai envoyé trop d'invitations à ma petite fête. Mon espace est devenu trop visible. A entretenir trop de conversations à la fois je n'entend plus rien et je virevolte dans tout les sens. Bien sûr je n'ai aucune prise sur LE monde, mais j'en garde une sur le mien. Le mien ou je t'ai fait une place très à part.

Merci.

Fishturn.

Fishturn a dit…

PS : C'était l'histoire d'un type qui passait tellement de temps à serrer des paluches dans les coctails, qu'il allait finir par ne plus faire ses discours lui même.

Je suis en cure de désintox de liste de restaurants, de commentaires sur les cartes des restaurants, de réponses aux commentaires sur les cartes des restaurants, de retours pour observer les suites données aux réponses aux commentaires sur les cartes des restaurants, de regards sur les frequentations de mon restaurant, de publicité sur les murs de mon restaurant, d'échange de publicité avec la confrèrerie des restaurateurs, de réferencement dans l'annuaire des meilleurs restaurateurs de la ville, d'invitations à dîner chez mémé, de réponses aux invitations à dîner chez mémé.

Tout cela me rapelle trop un autre monde ou tout le monde court à l'indigestion.

C'est une diète

Plouf plouf. On efface tout, on recommence.

Alors comment fait on déja pour planter des radis...

elleva a dit…

D'accord avec certaines de tes lignes.
Tout ceci est beaucoup d'agitation pour rien, un peu aussi comme dans le monde en dehors de l'ordo. Les blogs reflètent nos caractères sans doute, nos fantsmes, nos frustrations, nos bonheurs, nos désirs, nos rêves.
Ambitionner de changer le monde avec son blog? Quelle prétention. La course au stat', à la renommée, au "le must est d'être en lien sur son site! ", l'éparpillement, les "je pars, je reviens" épisodiques qui ne font pleurer que des fans virtuels, reflètent un besoin de reconnaissance, un cri d'existence au monde, des problèmes d'affect dans le réel, etc.. on peut faire de la psycho, et pas forcément à 2 balles.

Les blogs à caractère commercial ont d'autres méthodes qui les épuisent moins. C'est organisé, discipliné, et l'enjeu est l'argent qu'on met dans le panier. Il y a les blogs de production et de création... jusqu'au jour où on te propose un bouquin, une paire de godasses, des bijoux créés par chez pas ki. Voilà. Au secours fuyons. Et en même temps, pourquoi pas?
Les blogs sont une projection de soi, de ses désirs, de ses malheurs, de ses bonheurs. Un genre de thérapie, pour certains aussi. Peut être. Pourquoi pas. Ce peut être tout ça les blogs, tant qu'ils ne t'aliènent pas, ne t'enroulent pas dans l'addiction à la stat' et au com'.

Le reste est sans doute "vain". Mais pas plus que de lire un bouquin, crier en haut d'une montagne, s'engueuler avec son boss, claquer une porte, ou faire risette à la Dame parcequ'il faut être poli.
Partager des recettes de cuisines? Des photos? Des mots? Je sais pas. Oui, c'est vain si on cherche quelque chose à travers le blog. Mais si on ne cherche rien, si on vibre, si on vit, si on se ballade, si on se creuse la cervelle, si on papaute dans le vide de la toile, si c'est vain, alors j'aime les choses vaines, qui sortent du cadre de la consommation.

Voici des espaces potentiels d'expression et de liberté. Liberté d'écrire des merdes, de photographier mal, de se croire le roi du web, de se prendre pour barbie hôtesse de l'air, de tricher en jeu de rôle, de faire joujou avec les autres, en les prenant pour des marionnettes... Cet espace est finalement sans foi ni loi. Il échappe à la régulation, à l'étiquetage. Il le permet en tout cas. Et c'est ça qui me va.

Je m'en fous de l'objectif. Je n'en ai pas. J'explore, je fais, défais, je m'en vais, je reviens, je papillonne. Je suis libre. On n'est pas là pour consommer du blog. On est libre de rendre ou pas une visite. De répondre ou pas à un commentaire. D'être gentil ou pas. Poli ou pas. Respecteux ou pas. A chacun de choisir. Mais ces états, ces comportements au travers des traces laissées reflètent très exactement nos personnalités, nos intérieurs, nos rêves, nos chemins accomplis, nos devenirs.
C'est quoi l'échec ou la réussite pour un bog?
Tu mesures cela à l'aune de quoi? des stats de fréquentation, en ôtant le nombre exponentielle de robots? au nombre de commentaires laissés? Cette question est un non sens.

Cher DD, la révolte des formes, j'aime venir chez toi. Y'a rien à gagner, rien à perdre, ni pour toi ni pour moi. Chacun use comme bon lui semble les minutes de son précieux temps. Et checune et chacun sommes encore libre de lire ou pas les com' et même de les supprimer. C'est parfait.

varna a dit…

Alors un petit coup de gueule, pour changer :
Se croit-on libre parce que porté par un vent de nihilisme lucide ?

Ou bien veut-on simplement le faire croire, à défaut, justement, d'avoir choisi... et réussi ?

Allez, j'y vais de ma petite phrase : y a ceux qui n'ont pas choisi et ceux qui n'ont pas choisi. Sic. C'est-à-dire que parmi la même engeance, il y a quand même ceux qui s'appliquent - à faire quelque chose.

De qui, de quoi !? Eh bien d'eux-mêmes, voire avec les autres, mieux - avec le rien même !

Et à la fin ? Mais avant la fin déjà on rigole ! Car face au rien se tient le plus rigolard - GRATUIT ! Pour rien et pour personne, pas même pour passer le temps !

La révolte des formes a dit…

Fish,
Ton blog a toujours été fantasque, imprévisible, tu as exploré de nombreuses dimensions en restant le maître des lieux. Jamais satisfait tu es retourné au risque, à l'aventure, sans complaisance. J'ai aimé cet espace expérimental, où tu t'es mis en danger, refusant à chaque le confort, l'embourgeoisement. J'ai adoré ton premier départ, la petite cellule de résistance que nous avions organisée dans l'arrière boutique en attendant ton retour. Je me souviens de ta colère démesurée quand Crocodile a montré ses dents de lait, tes créations originales et musicales vite effacées, le carnet moleskine, les portraits torturés... Tout ça s'est ajouté à ma vie, s'est collé avec le reste des morceaux...

Elle,
Voilà, j'ajoute :
1) Résister aux appels du "succès", ne pas évaluer "sa valeur" au nombre de visiteurs, ne pas chercher à les retenir, à augmenter les stats, à faire péter le compteur...
2) Organiser son temps pour ne pas se laisser absorber, tomber dans l'addiction, s'enfermer dans la bulle...
3) Ajouter cette aventure à nos expériences, ni plus ni moins, profiter de ces rencontres imprévisibles.
4) Je te ressers un ptit coup, comme au bon vieux temps ?

Varna,
;-), nous n'adoptons pas la même position, vous êtes perché, seul, constant et, avec votre regard acéré et perçant, vous décrivez cliniquement ce que nous disons, je suis au milieu de la foule, indistinct, inconstant, presqu'aveugle, entraîné par le mouvement, papotant à tort et à travers...

metalogos a dit…

Des mots rien que des mots.....

La révolte des formes a dit…

Métalo gausse ...
Des mots démodés, Mister austère ?
Mystère ... oh ! se taire.

e-cedric a dit…

Un bout de moi que je ne connais pas du tout t'appartiens. J'aime bien cette idée. Et un bout de toi que tu ne connais pas et qui m'appartiens est enchanté.

l.r. a dit…

Histoire de bouts à dormir assis...;-))

Pige.Alma a dit…

Beaucoup aimé le passage sur le pyjama intérieur.

Crocodile a dit…

JE REVIEEEENNNNNNNNSSS !!!!!!!!













boh ça va j'déconne...

F.

metalogos a dit…

Austères plaisirs, oxymore qui dit combien cette austérité est voulue...recherchée.

La révolte des formes a dit…

Almeria,
... ;-), vite, au buisson.


Crocrofurn,
Une seule lettre suivie d'un point "F." suffit aujourd'hui à évoquer tout un univers... Trop fort !


Méta,
Je sais bien, c'est ce côté hautain, susceptible, réservé, distant, froid, sérieux, droit et juste, que j'apprécie chez vous... présent sur le couvercle mais pas mélangé et agité dans la soupe... Vous n'aimez pas qu'on jacasse, qu'on bavasse... ;-)

metalogos a dit…

Le langage oral est fait pour ça...jacasser, parler de choses futiles. Mais l’écrit ? comment faites vous pour vous accommoder de son inexpressivité, de sa pesanteur.

Katy- a dit…

En fait, je ne sais pas vraiment ce que raconte mon espace, pourquoi je suis présente et pourquoi certains d'entres-vous viennent me visiter... toujours étonnée de pouvoir partager avec un "univers" si vaste (pas tant)... et si riche..
Mais c'est une chance que d'aller à la rencontre de l'autre... puisque j'apprends, je constate, je reste sensible aux mouvements de ceux qui je visite chaque jour... ça me donne à réfléchir, me remets en question, m'étonne, me peine, m'électrochoc parfois aussi. J'essaie de comprendre, de ressentir l'humeur de chacun, leur personnalité, leur sensibilité, le sens de la dérision me séduit, je reste à la recherche de ce quelque chose de différent, qui me surprend, qui me fait sourire aussi à pleines dents... tout ça c'est de l'échange, et moi ça me nourrit, cette aventure dont la fin n'est pas prédite... c'est une aventure qui me fait rencontrer d'étonnantes personnes, pour combien de temps ? Peu m'importe les traces que je laisserais, je sais déjà qu'au-delà de cet espace des liens se sont créés, et même s'il me restait qu'une seule personne à revoir sur "terre ferme" je serais comblée, parce qu'au premier jour je ne l'avais même pas imaginé. Cet espace nous grignote aussi, parfois il faut se soustraire pour voir le jour, aller s'émietter ailleurs, c'est indispensable, lorsque le "temps" se gâte, nous manque... nous sommes tous à même de le comprendre, nous avons tous approché l'overdose un jour ou l'autre... Il reste que nos espaces lient et délient, moins qu'à "l'air libre" mais nos pensées sont entremêlées, nous retiendrons tous quelques chose de ces aventures... Alors en short, en pyjama, en décolleté ou en claquette... on ne sortira pas d'ici, de nos "petits morceaux d'univers", comme à notre arrivée... une transformation s'est opérée...
Pour tout ce que tu donnes ici, je te remercie...

Bridget a dit…

"Une pensée chaleureuse et bienveillante m'accompagne quand je suis ici avec vous, sans engagement, sans contrainte" :-))

Effet miroir... parce que c'est juste, simple, sincère et efficace.

PS : j'adore l'idée qu'"on m'invente chaque jour" !

La révolte des formes a dit…

Métaparigolos,
... le plaisir simple d'écrire des bêtises. Les mots qui sont déposés ici ont une saveur particulière. Ils sont gratuits. Ils ont tourné dans des têtes et me touchent profondément, bien plus que les sentences abstraites et rondement formulées. Futile, oui, léger, superficiel, mais pas insignifiant...
Ce qui m'interresse, c'est toujours la question " Qui ?"
A ce propos, la liste des liens affichés est très révélatrice... Mais, je m'arrête de bavarder, ne pas vous déranger, vous faire perdre votre temps avec ces enfantillages... ;-)


Katy, Bridget,
plus le temps de répondre, méta a tout pris... à plus tard,

La révolte des formes a dit…

Katy,
-Facile. Ton espace est amical, léger, "bon esprit", sincère, rythmé, accueillant ... Tu es vraiment présente, tu nous fait partager tes découvertes, participer. Tu encourages, tu valorises, (c'est à cause de toi que j'ai commencé ces dialogues idiots). Tu installes un climat de complicité tranquille et naturelle favorable aux relations cordiales. Tu prends du temps pour répondre à chaque commentaire, tu reconnais et donne à chaque interlocuteur une existence propre, une réponse personnalisée et attentive.( Il m'arrive d’effacer des trucs pour ne pas te déranger). En plus, t’es drôle, poétique... une bonne camarade... Voilà. A part ça, je vois pas trop... Une autre question ?
- ...
( J’en avais mis toute une tartine, j’ai un peu réduit, faut pas exagérer...)

La révolte des formes a dit…

Bridget,
Inventer l'autre, c'est lui donner une identité, une forme, un caractère, des traits, attendre ses réactions, reconnaître ses mots, découvrir ses intentions... Aujourd'hui, chacun d'entre vous est devenu un personnage à part entière de mon imaginaire... La distribution des rôles est terminée... A moins d'un rebondissement inattendu...:-))

melo a dit…

Tu es un Colleur de mots qui
donne de la Couleur aux mots.
:-)

Bridget a dit…

C'est même à espérer ! Sinon, dans 10 ans, nous y serons encore ;-)...

Katy- a dit…

- ... oui mais là, la mie de la tartine me suffit, surtout quand elle est pleine de chocolat comme ça !...
- oui, mais arrêtes de renifler les miettes là, hein !?
- peut pas m'en empêcher, suis accro !

ps : n'efface pas "la ligne", tu es toujours le bienvenu !
Merci...

magwann a dit…

DD, j'ai lu ce message alors qu'il n'y avait encore aucun commentaire, je ne voulais pas répondre à l'arrachée, et c'est la petite grenouille qui m'a rappelé à mes mots ce soir. Comme je te l'ai déjà écrit, je pèse souvent mes lettres chez toi, mes T blanc-chocolat, mes O orange, mes I jaune (une pensée à D.F) Et alors je reviens ce soir, en pyjama, pieds nus, parce qu'on est bien avec toi, chez toi. Nous t'appartenons comme tu nous appartiens. Tu me fais penser à mon prof de Latin en terminal, un érudit impertinent qui pouvait tout autant nous nourrir de légendes, nous repousser dans les retranchements de notre pensée et nous servir de la Vodka en plein cours. Je t'aime bien DD, ah oui, j't'aime bien. Gaia a de nombreux enfants, et certains se retrouvent ensemble pour couper les fils qui les attachent à l'inéluctable exit pour orchester des petites comédies essentielles.
Je vais m'arrêter là, je te range en désordre dans ma poche décousue pour te garder telle une petite luciolle alors que la nuit s'est déjà annoncée.

magwann a dit…

La nuit a mangé un e, un r, et quelques s en passant... ^^

Cile a dit…

Je découvre .. je reviendrai ..
j'aime "le pyjama intérieur".

Well a dit…

J'écris, t'aigris, elle crie.
Nous exécrivons.
Des piges d'amas d'intériorités.
Nous t'inventons, nous aussi, à fond la forme dans tes rêves voltés...

La révolte des formes a dit…

melo,
merci pour ces jolimo ; j'aime bien tes phrases sorties de nulle part qui signalent ta présence comme on le fait avec une lampe torche, la nuit...

Bridget,
un casting de rêve ...

Katy,
You're welcome.

Magwann,
C'est le "départ" de F. qui a fait revenir DD dans les parages. Je l'ai retrouvé aussi avec plaisir, il a une manière de créer un climat chaleureux et doux bien particulier, je ne sais pas comment il fait... Je pense que tes mots lui vont droit et fort...;-)

Cile,
Bienvenue, à bientôt, alors.

Well,
Well, well, well.

AmI a dit…

"Chaque blog est un petit morceau d'univers qui brille dans la nuit, projeté dans un monde insensé, une étincelle. "
Merci pour ces mots, je viens de comprendre que j'étais en train de créer une constellation. Texte magnifique, merci encore.

La révolte des formes a dit…

ami ?
Merci pour cette anonyme preuve.

AmI a dit…

Hum, Google qui fait des siennes, my name is Wrong, AmI Wrong... ;)

l.r. a dit…

Wrong, are you ?
You're welcome in my little world.

am I wrong? a dit…

Dunno if am wrong, that's the question, anyway. Thanks :)

altareha a dit…

Etrange. Je me croyais bel et bien disparue de la sphère virtuelle, décidée d'en découdre avec ma réalité. Mais voilà que ma virtualité s'inscrit dans une autre, appartient, s'invente à l'insu de mes faits et gestes quotidiens.
Plus étrange encore : j'ai voulu effacer ce lieu d'existence virtuelle et je me surprends à y revenir et à y reprendre goût.

Ne pas sombrer dans le "hors-sujet", ne pas m'égarer à nouveau? La vie entière est un labyrinthe. Ne sommes-nous pas condamnés à nous diriger vers l'unique sortie.

Jouer après tout, de rien du tout, puisque ce virtuel n'est rien de plus que des mots alignés les uns à la suite des autres, qui ne font sens qu'autant que vous vouliez bien les investir de votre imaginaire propre.

A vous d'en jouer et d'en jouir !

Altareha de passage par là ....

La révolte des formes a dit…

Altareha,
Jouer, c'est paraître sans destin, emprunter les chemins qui ne mènent nulle part et s'en réjouir.
Réel, virtuel, un enchevêtrement impossible à déméler...:-)

Nathan Stillson a dit…

. I am not your rolling wheels
. T'en es sur ?