Où je suis ...

Londres, avril 2007, Museum d'Histoire Naturelle

"Les corps sont des lieux d'existence, et il n'y a pas d'existence sans lieu, sans là, sans un "ici"... Le corps donne lieu à l'existence. Un autre est un corps parce que seul un corps est un autre... Toute sa vie, le corps est aussi un corps mort, de ce mort dont je suis le vivant..."

21 commentaires:

Katy- a dit…

..l'existence des corps..
"je pense, donc je suis"
...

Fishturn a dit…

Cadavres en sursis.
Fantôme qui a oublié de mourir.
Le plafond là haut est joli.

LRDF a dit…

Katy,
...Je suis donc je pense... enfin, on croit, et quand je dis "on croit", c'est vraiment "on croit"...

Fishturn,
Ouvrir les yeux, regarder ailleurs, pour voir le monde autrement, comme on veut. La photo a libéré le Peintre du dimanche, le numérique a libéré le Photographe du congé payé.

Fishturn a dit…

Ah bon...
Moi je retrouve toujours ici le même oeil. Cette même façon de recréer l'espace dans le cadre.
Ici la diagonale haut droite, bas gauche, en coupe des deux arcs.
"On" ne s'y prendrait pas autrement, autrement. Volontairement ou pas.

Fishturn a dit…

Et sinon, moi quand j'étais petit mon corps c'était comme Goldorack...juste un tas de feraille que je pilotais moi (actarus), de l'intérieur. Et tout le truc consistais à ne jamais oublié ça, pour savoir s'échapper du robot avant qu'il brûle.

C'est con, mais depuis, plus possible de regarder mon corps autrement que comme une coquille qui n'est pas vraiment moi, sorte de bouclier en rampart du monde exterieur.

Et tout allait bien, tout ça c'était juste super cool, j'étais là, je manoeuvrais de l'intérieur en appuyant sur des boutons tous lumineux et de petites manettes super ergonomiques.

Jusqu'au jour ou j'ai commencé à douter d'être capable de sortir du cockpit en cas de crash.
Depuis c'est moins cool.

Enfin je me comprends...

Auriez vous vu un Chaman officiel ?
Pas du dimanche je veux dire...
Un sur l'annuaire, avec des horaires de bureau.

Fishturn a dit…

Et quand les yeux c'est juste les cameras de Goldorack. L'appareil numérique c'est juste un filtre en plus qu'on met devant.

Bon je te laisse, là je vais au quick et après y a Scoubidou sur Boomerang.

lrdF a dit…

Fishturn,

L'observateur attentif ferait remarquer que rien n'a changé... Si tu racontes une histoire, Fishturn parle de lui aujourd'hui :" Moi, mon corps c'est juste un tas de feraille que je pilote de l'intérieur, une coquille qui n'est pas vraiment moi, sorte de bouclier en rampart du monde exterieur.
J'appuie sur des boutons tous lumineux et des petites manettes super ergonomiques..." ( Mac ou PC ?)

Et la suite parle de l'avenir... " Jusqu'au jour ou j'ai commencé à douter d'être capable de sortir du cockpit en cas de crash."...

... J'étais dans une autre pièce, en train de rêvasser et je me disais," faut-il se fier aux apparences ou se méfier des apparences"?...

Fishturn a dit…

Gloups...
...(PC)

"Un bon medecin c'est toujours celui qui a une grosse Mercedes et une grosse maison."
C'est pas des apparences dont il faut se méfier, c'est de ses critères personnels en matière d'espoir ou de jugement.

Les apparences elles, restent...des apparences. A regarder, Comme un petit spectacle.

- Faut que je réflechisse à ce que je viens d'écrire plus vite que je ne l'ai pensé là -

metalogos a dit…

Parler de soi (le corps) sans parler de moi n’a pas de sens, il n’y a pas de frontière entre soi (mon corps) et moi je ne suis pas entité dans un corps mais entité corporelle, ce n’est pas lui qui est mort et moi vivant mais lui qui me donne vie. La conscience de mon corps n’est que ce que le corps fait de sa conscience....

Katy- a dit…

J'espère que tu sautilles en disant "on croit"... sinon je te crois pas !

Fishturn a dit…

Le savant parle "d'être", le fou de "ressentir".

Kinishao a dit…

C'est un chouette endroit où être.
L'existence des corps ...

La révolte des formes a dit…

@tous,
Cet espace est volontairement dépersonnalisé, je ne veux pas répondre systématiquement à chacun. Ici, l'image et (ou) le texte proposés visent à faire réagir, tout peut être dit, ce qui vient sans y penser ou en y pensant. C'est le modèle du corpus qui est choisi : appréhensions successives, contours occasionnels, modifications, itinéraires incertains... Il y a souvent des cachettes, un mystère à dévoiler dans les objets présentés mais c'est de votre participation, de nos voix emmêlées que la révolte surgira...

altareha a dit…

Des hommes ou des grands singes ces squelettes ? Ah, je rêve de bras comme ceux-là pour m'étreindre, au risque de me faire épouiller ...
Bon et bien "moi" je m'amuse de voir que chacun y va de son commentaire c'est bien ce que je disais ailleurs, DD, pardon, LRDF (beaucoup moins poétique que RV et fort peu consonnant) LRDF, disais-je, a ce don de nous donner l'envie de dire les mots, de communiquer, de créer l'espace au risque, cher LRDF (décidément je préfère RV) cher RV, donc au risque d'envahir ton espace .... -:). On se sent bien chez toi. Les commentateurs donnent envie de venir, de revenir, créent par leur remarques le désir de savoir ce qu'ils écriront à ton prochain message. Finalement te voilà avec une classe virtuelle attentive et participante, enthousiaste et bavarde, pleine d'imagination et qui tend ses liens au-delà.
Alors RV, pas si mal quand même la virtualité -:). MERCI pour tout, léger le mot, suspendu sur un fil invisible, aérien, et c'est vrai quand même .... décharné !

Bérangère a dit…

et l'accord de deux corps est-ce l'amor ou la mort ? deux hors ou deux dans ,-)

Fishturn a dit…

La révolte des formes c'est la révolte des hommes.

La révolte a dit…

altareha,
Pas un maître (ni un esclave...) je déteste tous les pouvoirs... tous les liens verticaux.

Bérangère,
Eros et Thanatos, au coeur du mystère...

Fishturn,
La révolte des formes, c'est la révolte des hommes qui veulent changer les formes.

Nathan Stillson a dit…

Putain c'est l'assaut des morts, on est mal, y a rien qui les tu(s).

Allez viens Highlander, c'est pas le peine, pose l'épée dans l'église et va écrire à ta mère et tes gosses dans la chapelle.

Quine a dit…

ça me laisse en suspen...

F. a dit…

Et j'ai besoin de vivre en corps. Mais

F. a dit…

autant crever des morts