New York, avril 2006
"Le monde est un brouillard parcouru d'une infinité de petits plis qui courent dans tous les sens sous formes de microperceptions confuses, de synthèses passives suspendues dans un état d'équilibre que le moindre accident local va rompre et infléchir en direction de grands plis constitutifs d'une macroperception consciente..."
9 commentaires:
Pluie de bruit qui monte de la rue.
Bruit qui court, étourdit, abasourdit, étouffé.
C'est quand le point final dans cette phrase ?
Ce n'est pas le monde qui est un brouillard, ce sont ces mots là écrits dans une macronébulosité .... Il m'a fallu relire trois fois le texte pour tenter de percevoir le microdélire de cet esprit replié.
Ouaf ! J'espère lrdf que tu n'es pas l'auteur de ces lignes :-)
J'aurais volontiers posé le point final ici : "Le monde est un brouillard." Il y avait alors quelque chose de poétique dans l'idée.
New York Avril 2046 : "Depuis 14 mois, le volcan hawaïen crache, sans discontinuer, ses flots de poussière au-dessus du pays, plongeant l'ensemble des Etats désUnis d'Amérique dans une lumière grise étouffante de chaleur et d'opacité. Les hommes ont quitté cette terre désolée pour s'installer sur les prairies accueillantes et fertiles de l'Afrique subsaharienne. De nombreuses colonies d'Amérique du nord, devenues nomades depuis l'irruption du volcan, ont installé leur campement non loin du Darfour. Ils ont juré allégeance à l'empereur de Chine bénéficiant ainsi de la protection du grand maître du monde."
Décidément j'aime bien ta nouvelle manière...
DD nous donnait la perception de Pessoa.
"Chaque homme qui existe est Moi. La société toute entière est moi. Je suis mes meilleurs amis et mes plus sûrs ennemis. Le reste - ce qui est en dehors - depuis les plaines et les montagnes jusqu'aux gens... - tout cela n'est que paysage..."
Il semble que cela se complique.
Un fantôme vient perturber la pièce qui se joue. Quelque chose frappe les planches par en dessous et incline la scène sans objectif apparent. Tout le monde penche mais personne ne s'en apperçoit.
Je reviens plus tard.
Dans mon rêve de blog, ça se passe comme ça. Je dépose quelque chose (qui répond à la contrainte définie : montrer la complexité du monde sous la forme d'une unité simple, une image et quelques mots) un passant s'arrête, reste quelques instants dubitatif, puis se met à dire des choses extraordinaires et moi, j'écoute...
... à plus tard...
ce sont les accidents et leur constat qui viennent donner aux plis, leur immensité...on déplie, on ressent, on voit.
quelle belle pensée
et quelle intensité chez vous.
merci pour le lien...
ici, je viendrai encore...
et encore.
Katy,
Je tourne autour d'une réponse, j'écris, j'efface, je ne sais pas comment le dire mais cette pluie qui surmonte la gravité pour se disperser m'enchante...
Altareha,
1) J'ai ramassé le morceau et l'ai posé ici. Je trouve qu'il réussit à dire l'impossible continuité entre la particule et l'onde...
2) Votre texte en est une illustration... vos mots le disent directement "sans discontinuer"... puis vous poussez le bouchon...
Trub,
Vous êtes le T. du dernier message de DD, le saviez-vous ?
Fishturn,
Je savais que tu étais doté d'un sixième, voire d'un septième sens... Il va encore falloir mélanger les cartes. Des fois, j'ai l'impression que tu sais avant moi ce qui va se passer ici...
Je continue à intervenir chez toi, en léger décalage, mais je m'intéresse à ce qui s'y passe,
aux débats qui agitent ton bocal... J'aimais bien Furnshit, à qui tu n'as pas donné une assez longue vie pour développer sa folie, un espace franchement de mauvais goût, agressif... j'ose pas le genre, je suis trop laborieux et bien élevé...
Immemory,
Nous nous sommes déjà rencontrés, dans une vie précédente j'étais dehors dedans, ravi de vous retrouver ici ...
Fais pas ton modeste
Nous savons
Et ça lave plus blanc que blanc
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