Dispositif...


Istambul, octobre 2006

- Qu'est-ce tu fous ?
- Je travaille ...
- Dans la salle de bains ?
- Je mets au point un truc ....
- On va sortir quand même aujourd'hui ?
- Ouais, j'ai presque fini...
- Sans déconner, qu'est-ce tu fous ?
- C'est un élément déterminant du dispositif...
- De quoi tu parles ?
- Du dispositif. Un dispositif est un ensemble résolument hétérogène, comportant du dit et du non-dit. C'est un réseau qui a une fonction stratégique, qui implique un processus de subjectivation. Le dispositif exige de l'homme le dévoilement du réel sur le mode du commandement. Un dispositif est tout ce qui a, d'une manière ou d'une autre, la capacité de capturer, d'orienter, d'intercepter, de modeler, de contrôler et d'assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants. Le sujet résulte de la relation, du corps à corps, entre les vivants et les dispositifs. Dans la société, les dispositifs visent, à travers une série de pratiques et de discours, de savoirs et d'exercices, à la création de corps dociles mais libres qui assument leur identité et leur liberté de sujet dans le processus même de leur assujettissement....
- Je crois vraiment que t'es dingue, moi, je sors...


12 commentaires:

metalogos a dit…

Un dispositif reste un assemblage et comme dans tout assemblage, ce qui est important c’est le liant....Je n’en connais pas de parfait.

Liethana a dit…

Et toi , blogger fou en pyjama , qu'est ce que tu fous?
En ce soir du 19 juin 2067, à l' approche de la latitude 40, avais juste envie de bloguer dans la vie réeelle: ici et maintenant à l' instant T.
Mercredi matin, instant T :footing à la Ste
Mercredi matin, instant T : toubib.
Mais où est donc passée cette fureur de vivre?
La révolte des formes.....et de leurs plis !!!!!!!!

Marie Gabrielle a dit…

(je suis là)

Fishturn a dit…

"L’homme vit désormais en miroir de sa propre vie, il réfléchit et s’analyse, jusqu’à transformer son quotidien en objet d’interrogation comparable à l’objet d’expérimentation du scientifique en laboratoire. Son existence n’est pas celle de l’individu biologique défini par le souci vital, mais celle de l’individu libre défini par le souci de l’être. Sa vocation, c’est connaître le monde objectif, son destin, c’est vivre dans un monde subjectif: tantôt, son monde devient partie du monde objectif, tantôt le monde devient une perspective de son monde. Le monde est à la fois pour lui un monde donné qui est le lieu de ses découvertes et un monde produit qui est le lieu de ses inventions.."

Dehors Dedans [Hiver 2006]

"apparaître, paraître et disparaître, pour que le phénomène se reproduise, relevant à la fois du continu et du discontinu. Apparaître semble aller de soi, pourtant le monde est à réinventer chaque fois ... On s'y résout sans trop remarquer l'exploit qu'on réalise. Paraître, c'est la mise en image de cette création pour la journée. .. Et puis, comme à reculons, on s'éteint, on disparaît... aux trois "clics", on réapparaît, prêt à recommencer dans ce qu'on pense être le lendemain."

Dehors Dedans [Avril 2007]

"Dans la société, les dispositifs visent, à travers une série de pratiques et de discours, de savoirs et d'exercices, à la création de corps dociles mais libres qui assument leur identité et leur liberté de sujet dans le processus même de leur assujettissement...."

Révolte [Juin 2007]

L'abîme indicible de voir un soi même qui n'est pas soi même. Une ligne qui n'est plus une ligne, un espace qui n'est plus un espace.

> "Ou bien c'est la folie ou bien c'est l'enfer."
>"Ce n'est ni l'un ni l'autre"..."C'est la connaissance"

[Edwin Abbott Abbott (Flatland)]

De l'ordre, de notre réalité aux actes :

> Supposition 1 : Il n'y a pas d'ordre. Auquel cas tout est soumis à la confusion, au chaos. La vie n'est ni plus ni moins qu'un cauchemar psychotique.

> Supposition 2 : Nous compensons notre état existentiel de désinformation en inventant un ordre, oublions que nous l'avons inventé et l'éprouvons comme quelque chose qui se trouve "là autour" et que nous appelons réalité.

> Supposition 3 > il y a un ordre, défini par quelque être supérieur dont nous dépendons. Et bien qu'il soit indépendant de nous, la communication avec cet être ou la tentative de s'en approcher devient notre objectif le plus important.

[De William Newcomb à Watzlawick]


> Supposition 4 : "Une infinité "de microperceptions confuses, de synthèses passives suspendues dans un état d'équilibre que le moindre accident local va rompre et infléchir en direction de grands plis constitutifs d'une macroperception consciente" est une perception qui à elle seule constitue un échappatoire provisoire aux suppositions 1, 2 et 3.

Supposition 5 > Je suis devenu fou.

-Retour dans les limbes-

Aurèle d'Arc a dit…

Alors celle là c'est la meilleure !!!

Kinishao a dit…

J'adore .... vraiment, j'adore ....

Trub a dit…

Je crois aussi que tu es dingue et je suis déjà sortie (en fait je n'étais même pas rentrée).

La révolte des formes a dit…

Mme Lifara,
Je vous trouve en forme, toujours révoltée, voire survoltée... Je suis aussi rassuré de savoir que le monde existera encore dans soixante ans...

Metalogos,
J'entends par dispositif ce qui "dispose" de l'homme, ce qui exige de lui le dévoilement du réel sur le mode du commandement... (J'y reviens)


Fishturn,
Le commentaire qui tue ;-) Je reviens plus tard avec du grain...

Kinishao,
Une drôle d'aventure, en effet.
Expulsé de Dehorsdedans, je me retrouve nulle part, sans forme, sans nom, obligé de dépendre des choses qui m'accueillent et dont je prends provisoirment la forme et donne le point de vue...

Fishturn a dit…

Expulsé de Dehors Dedans, ou en fuite de Dehors Dedans ?

Dehors Dedans incarné par le présence de l'être. Innéluctablement amené à devenir sujet d'observation pour autrui. Innacceptable. Devenant le sujet de l'autre autant que l'autre devient le sien. Le comportement voir le jugement de cet autre influe désormais sur le processus envisagé. A savoir la connaissance de soi et des "choses" par la confrontation de l'être à un monde inconnu. L'expérience objective est perturbée. L'inconnu se révèle par des identités multiples, nombreuses et peu à peu tout à fait identifiables. L'inconnu devient alors connu. On devient soi même illusoirement connu de l'autre. Plus rien n'avance. Fin de l'expérience.

Suite : La révolte entre en scène et déplace le sujet. En le plaçant au niveau de l'objet. Désincarné. Débarrassé enfin du sentiment d'esclavage en tant que sujet.
Mais toutefois le choix se révèle plus dangereux encore, détachée de l'être, la liberté devient totale, soumise à toute les fluctuations possibles. L'expérience de ce fait devient terriblement plus angoissante. Cette fameuse mise en danger. "Je joue ma peau".
Ne reste alors plus qu'a se raccrocher à l'illusoire sentiment de non existence, du rien flotant dans l'espace le sourire aux lèvres. Une nouvelle manière d'être au monde, en attente. Livré cette fois à l'inconnu, plus rien à lui confronter, comme un renoncement nécessaire. Nouvelle expérience.


- Ces mots ayant la forme d'une affirmation, le goût d'une certitude, mais qui restent toutefois de la bière sans alcool proposée par un mineur projeté par inadvertance dans un bordel -

- En parallèle dans les limbes. J'essaie d'avancer un peu. J'ai beaucoup de retard et j'évolue lentement. Beaucoup de brouillard et peu de visibilité. Contraint de s'en remettre encore à l'intuition -

- Retour aux limbes -

l.r. a dit…

Fish,
Au risque de modifier le plan, de changer le programme, réponse de l'autre côté, pleine page...

Marie Gabrielle,
- Coucou

alterdom a dit…

BIS!
dehors/dedans (sortira, sortira pas de la salle de
bain?) pas vu/ pas pris (en photo)
de l'art de s'auto por traiter avec l'auto dérision de mèche pour allumer le rire collectif,
encore merci!

Nathan Stillson a dit…

Personne ne sortira d'ici vivant